

L'élevage
et la production de lait
Ces activités existent depuis toujours mais sont aujourd'hui
en régression.
L'artisanat
Il est ancré principalement dans les métiers
de la transformation ou de l'utilisation du bois.
Le
tourisme
Il est très présent avec de nombreux prestataires
qui ont un rôle économique désormais important.
Le
commerce
Il est toujours
bien représenté et reste très actif avec plusieurs magasins,
restaurants et hôtels.
Le
tertiaire
Il
s'est implanté
avec des activités dans la communication écrite et sur internet.
Rétrospective
L'agriculture
de ces hautes terres a fait suite aux travaux de défrichement menés
par des colonisateurs successifs. Les cultures céréalières
ou potagères furent toujours relativement faibles compte tenu des surfaces
de bonnes terres capables d'être assez productrices. L'élevage
a occupé une place prépondérante dans cette économie
agricole difficile.
L'élevage caprin fut dominant pendant très longtemps. Le lait permettait la production d'un unique fromage : le chevret, et les poils des chèvres étaient utilisés pour la confection de vêtements. Ces troupeaux causèrent, malgré tout, d'importants dégâts aux forêts.
La vache est apparue plus tardivement avec l'arrivée d'une race bretonne assez résistante. La présence des vaches et la qualité des pâtures a permis une augmentation substantielle de la production de lait vers de nouveaux types de fromages : les persillés. Ils ont ouvert la voie au Bleu de Gex/Haut-Jura que nous connaissons aujourd'hui. Jusqu'au début du 20ème siècle, les fromages étaient fabriqués dans les fermes par les paysanes. Le premier quart du 20ème siècle a vu se développer des associations coopératives d'agriculteurs ou "fruitières" qui se mirent à produire les fromages avec des méthodes plus rigoureuses et une plus grande hygiène. En 1913-1914, la commune de La Pesse fit édifier un "chalet modèle" pour la production de fromages. Par la suite, cette fruitière compléta son activité par un centre-école pour la formation des fromagers. De 1830 à 1939, plus de 40 fromageries couvraient un territoire allant de Saint-Germain-de-Joux à Lamoura. Depuis la dernière guerre, la chute du nombre de ces fromageries est impressionnant. Elles ne sont plus que quatre dont deux coopératives, celles des Moussières et de Chezery. La production fromagère à La Pesse s'est arrêtée en 1998 pour être transférée à la fromagerie des Moussières.
Par nécessité, et compte tenu de la longueur des hivers, les paysans s'ouvrirent à des activités issues de l'industrie ou de l'artisanat, telles l'horlogerie, la tabletterie et la fabrication d'articles particuliers, comme les chapelets ou les bibelots. A partir de 1750, depuis Septmoncel, la lapidairerie s'est étendue dans la région avoisinante. Après 1860, cette activité a permis d'éviter un dépeuplement massif de la montagne grâce à des revenus qui ont favorisé une plus grande aisance.
Dans les années 50, il y a encore une quarantaine d'exploitations agricoles à La Pesse et un bon niveau d'activités individuelles en lapidairerie, pendant l'hiver.
Dans les années 60, un atelier lapidaire, installé face au chalet modèle, emploie une douzaine de personnes. En 1993, il s'installe aux Moussières. Le tourisme s'intensifie et une remontée mécanique, pour le ski, est installée au coeur du village de La Pesse.
Au cours
des années 70, un atelier de polissage s'installe à l'entrée
du village juste avant la fromagerie et fonctionne pendant quelques années.
Durant cette décennie, nait l'AGAD : Association pour la Gestion,
l'Aménagement et le Développement de La Pesse. Elle est issue
de la rencontre de plusieurs personnalités locales et étrangères.
Elle participa largement à l'évolution touristique du village.
Dans les années 80, une fabrique de boîtes en carton pour le
fromage transfère ses activités des Bouchoux à La Pesse.
Elle ferme quelques années après.
L'AGAD dut stopper ses activités en 1987, et certains de ses animateurs
se reconvertirent dans de nouveaux métiers. C'est ainsi que furent
créées, à La Pesse, les entreprises : "La Pessière",
contructeur de maisons en bois rond et "Antipode", fabricant de
traîneaux à chiens.
Aujourd'hui
Depuis 1985, les
activités liées au tourisme se développent, la population
est en progression, et par sa structure économique diversifiée
et importante, La Pesse échappe au risque de n'être qu'un village-dortoir
pour Oyonnax et Saint-Claude ou de n'être plus qu'une suite de maisons
secondaires, désertées hors des périodes de vacances.
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